Un taux d’endettement qui franchit la barre des 35 %, c’est presque toujours la porte close chez les banques françaises, peu importe le profil de l’emprunteur. Pourtant, certaines enseignes font parfois exception à la règle, notamment si des revenus complémentaires stables viennent étoffer le dossier ou en l’absence totale d’autres crédits en cours.
Le salaire minimum requis pour décrocher un prêt de 150 000 euros ne se décide pas à la légère : durée d’emprunt, montant de l’apport, stabilité de l’emploi et qualité des revenus sont passés à la loupe. L’analyse du dossier ne laisse rien au hasard.
Comprendre les critères qui déterminent le salaire nécessaire pour un prêt de 150 000 euros
Obtenir un prêt immobilier de 150 000 euros commence par une évaluation pointue de votre capacité d’emprunt. Les banques examinent la régularité et la nature de vos revenus : pour un contrat à durée indéterminée ou un poste de fonctionnaire, l’intégralité du salaire est retenue. Les indépendants et CDD, eux, voient leur moyenne sur trois ans servir de référence. Quant aux revenus locatifs, seule une fraction (70 %) est prise en compte. Les aides sociales et allocations chômage restent hors calcul.
Le taux d’endettement agit en garde-fou : la mensualité ne peut excéder 35 % des revenus nets. Pour les couples, ce plafond concerne la totalité des prêts en cours, y compris celui envisagé. Mais l’examen ne s’arrête pas là. Le reste à vivre est scruté : il doit atteindre au moins 800 euros pour une personne seule, ou 1 200 euros pour un couple. La banque observe aussi le saut de charges, autrement dit, la différence entre la future mensualité et l’ancien loyer, pour s’assurer que la transition ne fragilise pas votre budget.
Un apport personnel consistant, à hauteur de 10 % du prêt, renforce la solidité du dossier en couvrant les frais de notaire, de garantie et de dossier. Une gestion bancaire sans fausse note et des comptes bien tenus jouent aussi en votre faveur. Enfin, la durée du prêt et le TAEG (taux annuel effectif global) sont déterminants : un allongement de la durée réduit l’exigence sur le salaire, mais gonfle le coût total du crédit.
| Critères | Exigences principales |
|---|---|
| Revenus pris en compte | CDI/fonctionnaire (100 %), indépendant/CDD (moyenne sur 3 ans), locatif (70 %) |
| Taux d’endettement maximal | 35 % |
| Apport personnel | 10 % minimum recommandé |
| Reste à vivre | 800 € (célibataire), 1 200 € (couple) |
Quel salaire faut-il réellement pour emprunter 150 000 euros selon la durée et les conditions du crédit ?
Le salaire minimum pour emprunter 150 000 euros dépend en grande partie de la durée du prêt et du taux d’endettement fixé par le HCSF (35 % maximum). Plus vous étalez le remboursement, plus la mensualité baisse, et donc le revenu exigé aussi – en contrepartie, le coût total grimpe. Pour y voir plus clair, voici les repères à retenir pour des prêts sans assurance (avec un taux moyen constaté en 2024) :
- Sur 10 ans : il faut compter environ 4 200 € nets par mois.
- Sur 15 ans : ciblez 3 050 € nets par mois.
- Sur 20 ans : tablez sur 2 500 € nets mensuels.
- Sur 25 ans : prévoyez 2 200 € nets par mois.
Obtenir un prêt immobilier de 150 000 euros sans apport représente un vrai challenge en 2025. Les banques examinent à la loupe la stabilité professionnelle : CDI, fonction publique ou revenus réguliers sur trois ans pour les indépendants. Il ne faut pas oublier l’assurance emprunteur : son coût vient s’ajouter à la mensualité, ce qui peut faire basculer le taux d’endettement au-delà du seuil accepté.
Pensez aussi au reste à vivre : même avec un dossier solide, la banque exige qu’il vous reste au moins 800 euros chaque mois si vous êtes seul, ou 1 200 euros pour un couple, après toutes les charges payées. L’apport personnel de 10 % du montant emprunté, soit 15 000 euros, est souvent demandé pour couvrir les frais annexes.
Chaque situation a ses spécificités, et les critères peuvent varier d’une banque à l’autre. La gestion de votre budget, d’autres crédits éventuels et votre historique bancaire entrent aussi en ligne de compte. N’hésitez pas à demander des simulations à votre conseiller pour ajuster votre projet à votre capacité d’emprunt réelle.
Simulations, astuces et outils pour estimer votre capacité d’emprunt en toute sérénité
Avant de démarrer un prêt immobilier de 150 000 euros, prenez le temps d’estimer précisément votre capacité d’emprunt. Plusieurs outils de simulation existent en ligne : CAFPI, Empruntis ou Solutis proposent des calculs instantanés, intégrant revenus, charges, durée, taux d’intérêt et coût de l’assurance. Ajustez chaque paramètre pour observer l’impact direct sur la mensualité et le taux d’endettement. Ces simulations offrent une première vue claire de votre marge de manœuvre face aux exigences bancaires.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, il est judicieux de comparer différents scénarios : durée du prêt, montant de l’apport personnel, choix de l’assurance… Rien n’est figé. Un courtier immobilier peut vous aider à optimiser votre dossier, négocier un meilleur taux ou repérer des solutions parfois négligées, comme le prêt à taux zéro (PTZ) ou une aide familiale pour renforcer l’apport.
Le type de garantie, hypothèque, IPPD ou caution, influence aussi le coût de votre crédit et la facilité d’acceptation de votre dossier. Pour les indépendants, préparez vos trois derniers bilans ; pour les salariés, valorisez la régularité de vos bulletins de paie. Croiser les résultats de simulateurs en ligne avec le regard d’un professionnel permet d’aborder votre projet sereinement, sans mauvaise surprise au rendez-vous.
Le prêt immobilier n’est pas une simple formalité : chaque détail compte, chaque variable pèse. S’entourer des bons outils et des bons conseils, c’est avancer vers la propriété avec lucidité et détermination.


